18.07.2007

Mystere

Profitant d'une soirée de relâche plus communément appelée soirée de glande intensive, j'ai profité de mon temps libre pour entrainer mon pouce au zapping et c'est ainsi que je suis tombée sur la saga incontournable du moment à savoir "Mystère", le nouveau feuilleton de l'été de TF1. Et autant dire que des mystères cette série en contient tout d'abord dans son scénario qui nous laisse penser que les scénaristes ont découvert les premiers épisodes de la série X Files ou bien Signes de M Night Shyamalan avec le détestable Mel Gibson.

Le gros point positif de la série c'est qu'on peut la prendre en cours de route sans être perdu, la preuve je suis tombée dessus en plein milieu de la série et je n'ai pas été perturbée pour le moins du mond dans la compréhension. Il faut dire  que la réalisation ne fait pas dans la subtilité pour dévoiler ces mystères qui n'en sont pas. Mais vous sentant impatients, je vais vous dévoiler un peu plus du synopsis de la série... 

"20 juin 1980, entre Paris et Marseille, une violente secousse surprend le vol 173. L'avion disparaît.
20 ans plus tard, dans la maison familiale qu'elle désire vendre, Laure de Lestrade retrouve, dans ses vieux cahiers, une succession de dessins géométriques accompagnés de cette phrase : "Nous devons nous retrouver !".
Non loin de là, la jeune femme découvre un immense Crop Circle dont le graphisme lui rappelle curieusement celui de ses dessins d'enfant. Sur les lieux, un inconnu l’agresse et la met en garde contre un danger imminent en lui assénant cette même phrase : " Nous devons nous retrouver". 
Son père la rassure mais reste évasif quant à la disparition de sa mère.,Xavier son fiancé, est persuadé qu’il lui cache quelque chose. Intriguée, Laure décide de mener une enquête et fait des découvertes importantes sur ses proches... Elle comprend pourquoi son demi-frère François lui voue une animosité affichée et  sa belle-mère une haine courtoise.
Cependant, Laure est confrontée à des phénomènes inexplicables, des signes étranges. Elle a parfois le sentiment de côtoyer un monde parallèle. Avec Xavier elle va devoir revenir sur un passé qu'ils croyaient révolu. ..
"

Vous l'aurez compris, cette année TF1 nous ressert toujours la même saga familiale avec cette famille déchirée par un trop lourd secret à porter (en général un pétard mouillé) mais l'assaisonnement change... Cette fois-ci le scénario archi classique nous est servi aromatisé aux extra terrestres... Ma fois pourquoi pas sauf que la réalisation est juste risible, le jeu des comédiens hum comment dire "mauvais"? "faux"? Cependant tout cela n'est rien par rapport aux effets spéciaux qui pour le peu  que j'en ai vu m'ont terribelemtn fait penser aux grands moments de pas de pitié pour les croissants... Bref je crois que cette série est le symbole du vide cinématographique ce qui est quand même un tour de force d'où le vrai mystère à mes yeux: pourquoi les gens regardent-ils ça?

A ce point de ma note, vous vous demandez sûrement ce que je faisais à regarder mystères et bien en fait pour être honnête ce qui a capté mon attention c'est ça: 

def356d28a70dc74ad154cc4f35b192f.jpg

La présence de Patrick Bauchau dans la série ce qui a tout de suite fait tilt dans mon esprit de grande amatrice de séries américaines.On  se demande tout d suite ce qu'un acteur qui a joué dans le caméléon, CSI ou bien 24h peut venir faire dans cette galère... Cela dit on fait tous  ds erreurs... Et puis au moins celle-là a le mérite de nous faire rire (jaune un peu) si l'on est amateur de second degré involontaire. ^_^

21.11.2006

Le livre du jour

medium_2264042079.01._SS500_SCLZZZZZZZ_V1118194540_.jpg

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé de mes dernières lectures, et pour cause, elles étaient vraiment peu nombreuses.

C'est pourquoi je dois bien remercier M. (qui dans la vraie vie s'appelle F. mais préfère rester anonyme) de me faire découvrir l'oeuvre de Jasper Fforde (avec deux "f" comme dans Ffast food) que j'ai littéralement dévorée.

Son premier roman "l'affaire Jane Eyre" vous place dans un monde qui ressemble au notre mais pas tout à fait. En effet, dans ce monde la littérature fait presque office de religion et le fait de contrefaire des livres, ou de revendre des faux manuscrits est un crime très grave... C'est pourquoi une section de la police "L'OS 27" est dédiée tout spécialement à la littérature. C'est ici que nous rencontrons Thursday Next, une fonctionnaire qui s'ennuie un peu mais dont la vie va vite prendre un tour nouveau lorsqu'un dangereux criminel Achéron Hadès décide d'exercer un odieux chantage en kidnappant les héros de romans et notamment Jane Eyre l'héroine de Thursday.

Parler de ce roman est un exercice difficile car il est un mélange de policier, de science fiction. On sent que Jasper Fforde s'amuse également à détourner les codes du roman d'aventure et on se régale des nombreuses références littéraires qui parsèment le roman. En outre la gallerie de personnages tous plus fantasques les uns que les autres ne font qu'accentuer la qualité de l'oeuvre qu'on ne peut s'empêcher de lire d'une traite.

Au final le seul adjectif qui pourrait qualifier cette lecture c'est jubilatoire.

06.06.2006

Le conseil manga du mois

medium_MangaS.GP[792].jpg

En rentrant de week end (ndlr: de ma normandie verdoyante natale ^_^), je me suis retrouvée bloquée dans le train par une panne quelconque... Tout cela pour dire que j'ai largement pu finir de lire une série (toujours en cours) qu'un ami m'a prêtée récemment et dont je vais donc vous parler maintenant.

Cette série c'est Tsubasa Reservoir Chronicle du studio Clamp. Pour ceux qui ont un minimum de culture "manga" ce studio ne devrait pas leur être inconnu dans la mesure où il bénéficie d'une notoriété certaine tant en France qu'au Japon pour des titres tels que RG Veda, Tokyo Babylon, X, Card Captor Sakura, Magic Knight Rayearth, Clover etc.... et tellement d'autres. En effet ce groupe composé de quatre filles travaille bien souvent sur plusieurs titres simultanément et a, parmi d'autres particularités d'aimer mélanger les genres passant du pur Shôjô (Car Captor Sakura, Magic Knight Rayearth), aux oeuvres plus denses et plus sombres...

Bref, pour en revenir à nos moutons, Tsubasa Reservoir Chronicle c'est en fait un synopsis simple: Sakura, la princesse du pays de Clow se fait voler ses souvenirs suite à un "accident" sur un site de fouille. Pour la sauver son ami Shaolan décide de voyager à travers les dimensions afin de récolter des plumes qui contiennent chacune une partie de la mémoire de la jeune fille. Dans sa quête, il sera accompagné du magicien Fye, du ninja Kurogane et de Mokona (qui en fait est indéfinissabe ^_^).

Cependant ce qui fait la particularité de cette série c'est que les Clamp ont ici décidé de reprendre la plupart des personnages des séries antèrieures à Tsubasa mais dans des contextes différents. En effet elles partent du principe que les personnages principaux voyageant dans des dimensions parallèles ils sont susceptibles de rencontrer des protagonistes ressemblant à ceux qu'ils connaissent (ou que nous connaissont si nous avons lu les titres de Clamp) mais avec une personnalité différente même si les noms et les physiques restent les même.

Ainsi au cours des premiers volumes la route de Shaolan croisera celle de Soma et Ryu O(RG Veda),  de Seishiro (Tokyo Babylon, X), Sorata (X), Yuzuriha(X), Ran (Clover ) etc.... et bien d'autres sont à venir...

Quant à la qualité du dessin n'en parlons pas, cela fait bien longtemps que Mokona Apapa la dessinatrice de Clamp n'a plus grand chose à prouver, ses dessins sont superbes, pleins de mouvements tout en sachant s'attacher à des petits détails qui renforcent notre empathie avec les personnages.

Au final, j'aimerai ne pas trop vous en dévoiler sur cette série (qui est d'ailleurs également étroitement à une autre série en parallèle avec laquelle  ont été mis en place des Cross-over: XXXholic) mais je en saurais que trop vous la conseiller comme d'autres titres de Clamp pour lesquels je ferai peut être aussi des posts... A noter qu'à la vue de son succès ont été fait une adaptation en série (dont vous pouvez voir le générique ici) et deux adaptation vidéoludiques sur Nintendo DS (car la Ds n'est jamais loin ^_^) qui sont apparemment fondés sur un principe de Card Games mais comme ces jeux sont exclusivement réservés au marché japonais, il m'est difficile de me faire une idée...

 

Le rien à voir du jour: Ca chauffe entre Sony, Nintendo et Microsoft, la preuve...

17.02.2006

L'assassin Royal

Ce mois-ci est sorti en France le 13ème et dernier tome des aventures de "l'assassin royal", héros imaginé par l'écrivain Robin Hobb pour une épopée qui la fit connaître au grand public et se révèlera être pour le moment son oeuvre majeure.

Pour être un peu précise, le cycle de l'assassin royal se divise en deux parties une première de 6 tomes qui est écrite un peu comme un roman initiatique pour un jeune garçon pris dans des évènements qui le dépassent et une seconde dont le nom original est le cycle du "Tawny Man" de 7 tomes et qui même si elle est la suite directe de la première partie prend lieu et place 15 ans après la fin de cette dernière(enfin 7 tomes juste pour la France puisqu'ils se sont fait le plaisir de couper le dernier tome en 2, pour le plus grand plaisir de nos porte monnaies :o) ).

Enfin pour ne rien oublier et pour situer un peu les romans de Robin Hobb les uns par rapport aux autres, s'intercalle une autre série entre "l'assassin royal" et "the Tawny Man" à savoir les aventuriers de la mer dont des éléments sont essentiels à la compréhension de la suite des aventures de Fitz.

Afin d'essayer de ne pas trop en dire, je vais rester assez succincte quant au résumé de l'histoire qui se développe au cours de ces 13 tomes. L'action se déroule au royaume des six dûchés où un jour un enfant qui n'est autre que le fils bâtard de Chevalerie le prince amené à régner après la mort de son père Subtil, est amené à la cour de Castelcerf pour que celle-ci prenne en charge sa vie et son éducation. Il est alors confié aux soins de Burrich le palefrenier du roi et ami de Chevalerie avant que son grand père décide, pour le lier à sa famille sinon par le sang mais par le serment, de le former et de faire de lui son "assassin royal", celui qui espionnera et tuera dans l'ombre pour lui.

Si l'on ajouter à ces ingrédients, un peu d'héroisme, de magie (qui prend forme chez Robin Hobb de "l'Art " qui permet d'agir par l'esprit et du "Vif" qui permet de communiquer et d'établir des liens avec les animaux), on aboutit à des aventures certes imparfaites car 13 tomes c'est long et parfois inégal mais suffisamment prenantes pour donner envie de continuer à lire les aventure de FitzChevalerie Loinvoyant.

Par conséquent, pour peu que vous aimiez vous rafraîchir l'esprit dans un bon roman de fantasy, L'assassin royal fait partie des livres que je ne saurais que trop vous conseiller, sous réserve d'avoir un peu de temps :o).

A bientôt,

 

06.11.2005

Tezuka et moi

Cela commence à faire un moment que je lis des « manga » (enfin si on peut considérer que le manga est un genre) peut être plus de 15 ans maintenant…

Mais si il y a un auteur dont je n’arrive pas à me remettre c’est vraiment Osamu Tezuka. A chaque fois que j’ai une de ses œuvres entre les mains je ne peux m’empêcher de me dire que vraiment parmi toutes les bandes dessinées que j’ai eu entre les mains il est vraiment le plus grand sans comparaison aucune.

Pas que les autres œuvres ne soient pas bonnes ou intéressantes bien au contraire je pense par exemple à 20th century boys ou Monster de Naoki Urasawa, (mangas que je ne cite pas par hasard puisque cet auteur a reçu, et ce de façon méritée le prix Kodansha en 2001) à Hunter Hunter dans un autre genre, ou à Gunnm etc…mais chez Tezuka il y a une dimension autre ; une sorte de profondeur qui lui est personnelle et qui permet de supporter les récits les plus « glauques » de l’auteur tels que Ayako, MW, ou les 3 adolfs.


En fait Tezuka n’avait pas son pareil pour rendre les personnages profondément humains en mettant en valeur leurs hésitations, leurs erreurs, leurs faiblesses ou bien même leur perversité sans pour autant leur faire perdre leur humanité. C'est peut être grâce à ce savoir faire dans l'écriture de ses protagonistes que Tezuka a pu s'atteler à différents genres de récits sans pour autant paraitre déplacé (le récit historique, le récit plus scientifique, la science fiction, des comédies plus légères).

Je crois que c’est cet humanisme mais aussi ce refus de tout manichéisme qui rend, pour moi, ses récits si attachants.

En fait bien souvent il m’arrive d’avoir des sentiments « mi figue mi raison » vis-à-vis des protagonistes des différentes œuvres de Tezuka, à savoir que même si ce sont de parfaits salauds, Tezuka sait mettre en avant leurs motivations, les raisons de leur personnalité ou de leur comportement et l’on se surprend à avoir plus pitié d’eux plutôt que de les rejeter en bloc.

Un des meilleurs exemples à ce propos est celui de « l’histoire des 3 Adolfs » (et accessoirement un des meilleurs titre de l’auteur qui m’ait été donné de lire) dans lequel nous suivons le parcours de deux personnes (et de celles qui l’entourent), l’une juive, l’autre non, qui à l’origine sont amies. Or tout au long des volumes, on voit le contexte historique les séparer et cette amitié se transformer progressivement en haine. Tezuka dans ce manga va utiliser un tiers (le journaliste) pour observer la construction d’un mécanisme de rejet entre deux personnes innocentes qui pouvaient très bien s’entendre. Et c’est en les suivant tout au long de leur vie que l’on peut observer comment les gens peuvent être pris dans un tourbillon d’évènements qui les dépasse et au final les déstructure.

Il y aurait tellement à dire sur les qualités d’écriture d’Osamu Tezuka qu’un article n’y suffirait pas. D’un point de vue graphique, le dessin d’un premier abord peut paraître naïf et désuet (la première fois que j’ai ouvert Bouddha, le premier titre de Tezuka que j’ai lu, je me suis dit « Oh mon dieu que c’est vieillot »…) mais il suffit de regarder plus attentivement pour voir que Tezuka sait faire passer beaucoup d’émotions, d’expressions et de nuances dans son dessin (J’aime particulièrement le personnage muet du chien dans Nanairo Inko).

En fait je crois que lire des mangas de cet auteur est plus exigeant que pour beaucoup d’autres titres devant lesquels on reste plus passifs : déjà cela prend plus de temps car les dialogues sont plus longs et plus construits mais aussi ils ne sont pas accessibles immédiatement au jeune public du moins si l’on veut avoir accès à tous les différents niveaux de lecture.

Cependant, le jeu en vaut vraiment la chandelle… Et je ne dis bien évidemment pas cela parce qu’un étage de ma bibliothèque est consacrée à Tezuka (lol), et encore il m’en reste plein chez mes parents.

Si je devais conseiller trois titres d'Osamu Tezuka à lire cerait tout d'abord: L'histoire des 3 Adolfs, l'arbre au soleil, et Ayako (un magnifique titre peut être court mais qui donne une image très intéressante du Japon d'après guerre).

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout :)